Je vous ai un peu abandonnées ces derniers jours et hier, je suis allée chez mon papa et ma maman. Comme toujours lorsque je reviens de chez eux, je ne suis jamais la même. Papa va bientôt avoir 91 ans et maman 86 et la maladie de Parkinson tisse lentement sa toile pour mon papa. Derrière votre écran, je vous vois tristes mais ne le soyez pas, c'est article n'est pas larmoyant. Je vais vous raconter une belle histoire pour illustrer l'enchevêtrement de mes sentiments.

" Pourquoi le mal dans le monde ? " demandait un jour un visiteur au Padre Pio …

 

Le Padre répondit :
" Ecoutez-moi bien : imaginons une mère en train de broder...

Son petit enfant, assis sur un tabouret bas, la regarde travailler ; mais par-dessous, à l'envers. Il voit les nœuds de la broderie, l'enchevêtrement des fils...

Et il dit : "Maman, qu'est-ce que tu fais ? Ton travail est tout embrouillé !"

Alors sa mère abaisse le tissu et lui montre le bon côté de la broderie. Chaque couleur est à sa place et la variété des fils se fond dans l'harmonie du dessin.

Il en est ainsi pour moi. Je suis parfois ce petit enfant assis sur le tabouret voyant la complexité des jours qui passent. Puis je me lève et je regarde papa et maman. Papa ne peut plus faire un pas sans maman, alors papa lui prend les mains et sous mes yeux, comme deux enfants malicieux, ils se mettent à danser. Attendrie, je les regarde et avec eux, je m'efforce de faire en sorte que l'ouvrage reste harmonieux et surtout qu'il reste du bon côté.

Sources de ces données :

http://pinterest.com/manubrode/broderie/ 

http://pinterest.com/enemji/broderies-petites-croix/